Constitution de la Grande Loge Nationale de Serbie
Les principes fondamentaux de la Constitution de la Grande Loge Nationale de Serbie reposent entièrement sur les principes de la Constitution adoptée le 19 juin 1919 à Belgrade. Dans la Constitution en vigueur aujourd'hui, ces mêmes principes sont simplement élaborés de manière plus précise et dans l'esprit de notre temps
I
L’Ordre maçonnique est une association d’hommes libres, dont l’origine remonte à la confrérie médiévale des bâtisseurs. Son fondement est une loi éthique pure, qui trouve son expression dans les règlements maçonniques, et surtout dans les « Anciens Devoirs des Francs-Maçons ».
II
Tous les hommes, quels que soient leur rang et leur profession, indépendamment de leur statut matériel ou de leur position, étant nés sous les lois égales de la nature, ont des droits égaux dans la société. C’est pourquoi les francs-maçons se rencontrent en tant que Frères et considèrent leur Ordre comme une Fraternité. Dans le même esprit, ils cultivent et étendent l’amour fraternel envers leurs semblables, y compris dans les cercles profanes.
III
Tout le travail et toute la vie au sein de l’Ordre reposent sur l’amour, la vérité, la droiture et l’humanité. Partant de ce fondement, l’Ordre porte ces mêmes vertus dans la société profane : – par les rites et coutumes symboliques de l’Art Royal ; – en cultivant, par l’éducation, un sens de l’humanité envers autrui ; – par une vie familiale et personnelle ordonnée ; – par un travail exemplaire sur tout ce qui est bon, beau et utile, tant pour la communauté que pour l’individu.
IV
Les francs-maçons honorent le Grand Architecte de l’Univers et respectent la foi de chacun. L’Ordre, cependant, n’appartient à aucune secte ni à aucun dogme ; il ne pratique donc ni culte religieux ni culte ecclésiastique. En son sein, chaque Frère est le bienvenu, quelle que soit sa foi.
V
En adversaire déclaré de toute restriction à la liberté de conscience, de foi et d’opinion, l’Ordre maçonnique défend ces droits individuels inviolables par tous les moyens légaux. Et en défenseur du droit et de la conviction personnels, il s’oppose de même à toute pression sur les convictions religieuses et politiques, ou à leur entrave.
VI
Les francs-maçons de Serbie aiment leur Patrie ; ils lui sont dévoués et fidèles. Ils considèrent comme leur devoir de défendre sa liberté, son indépendance et l’inviolabilité de son intégrité, en œuvrant au maintien de l’ordre intérieur et de la paix – en parole, par écrit et en action. En conséquence, ils peuvent prendre part à toute affaire publique ; mais, ce faisant, ils doivent toujours se laisser guider par les principes maçonniques. Car, en agissant ainsi au sein de leur Patrie, ils contribuent au bien-être de l’humanité tout entière.
VII
Les loges sont des Ateliers pacifiques et fermés. En leur sein, l’échange mutuel de vues sur les questions religieuses, politiques et sociales en général n’est pas exclu, mais toujours dans les limites des principes maçonniques. L’autodétermination personnelle en dehors de la loge, cependant, demeure libre.
VIII
L’Ordre maçonnique admet dans ses rangs des hommes libres de bonne réputation, animés du désir de cultiver la vertu et la moralité dans la société. Il ne fait aucune distinction quant à leur nationalité, leurs convictions politiques ou leur statut civique. Il ne permet cependant aucun démarchage pour le recrutement de membres, et ne donne les informations demandées qu’à sa discrétion, et seulement s’il estime que la personne concernée serait un membre digne de la grande Famille maçonnique.
IX
L’histoire de la franc-maçonnerie, les principes maçonniques et les objectifs maçonniques ne sont nullement un secret. Il est cependant interdit de divulguer les rites internes existants et les signes de reconnaissance établis.
X
Les francs-maçons sont tenus d’être fidèles et loyaux envers les lois de leur loge. Ils en préservent l’inviolabilité vis-à-vis de quiconque n’appartient pas à l’Ordre ; ils défendent les intérêts maçonniques et évitent de discuter des questions maçonniques dans les cercles profanes.
XI
Les francs-maçons sont libres, conformément aux règlements en vigueur, de se retirer de l’Ordre quand bon leur semble.
XII
La vie familiale des francs-maçons, ainsi que leurs relations avec les familles maçonniques et avec les cercles profanes, est cultivée sur le fondement moral le plus élevé et considérée comme sacrée.